La Société générale de financement (SGF) devrait retirer sa participation dans Olymel.
« Je pense que la SGF va exercer son option », a confirmé à la Terre Claude Lafleur, chef de la direction de La Coop fédérée, qui est propriétaire majoritaire d’Olymel. La décision ne surprend pas M. Lafleur qui explique que c’est la façon de faire habituelle de la société gouvernementale qui vise à maximiser le développement économique du Québec. Une entente de sept ans prévoyait que la SGF pouvait se retirer à la fin de cette période. La SGF détenait 17,6 % d’Olymel à la fin mars après un retrait partiel en 2005.
« On a les moyens de racheter la part de la SGF », ajoute Claude Lafleur, qui précise que La Coop fédérée possède un « bilan suffisamment solide ». Plusieurs options sont à l’étude présentement et La Fédérée pourrait aussi décider de se trouver un nouveau partenaire. « Il n’y a rien d’exclu », indique le chef de la direction. Le retrait de la SGF d’Olymel devrait se faire « progressivement » cet automne.
En 2003, la SGF avait injecté 25 M$ dans Olymel, faisant passer son investissement dans la transformation du porc et du poulet de 17 % à 22,57 %. Si la valeur est la même qu’à l’époque, 17,6 % représenterait une somme de près de 80 M$. Une mécanique est cependant prévue dans l’entente pour la sortie de la SGF et pourrait prévoir un certain rendement sur le capital investi par la Société. La Coop fédérée ne peut pas dévoiler cette partie de l’entente.
La SGF a refusé de commenter son dossier d’investissement.
Plus d’inquiétude pour les fermes
« Des fermes sont au bout du rouleau », lance Claude Lafleur, qui s’inquiète bien davantage de la santé financière des fermes que du retrait de la SGF.
Si plusieurs fermes porcines ne devaient pas survivre aux récentes années de crise et au resserrement du soutien gouvernemental (ASRA), Olymel pourrait voir son approvisionnement compromis et La Coop fédérée perdrait des clients pour ses intrants. « Les prix (du porc) ne sont pas assez hauts », s’inquiète le chef de la direction de la plus importante entreprise québécoise du secteur agricole. La précarité financière de plusieurs fermes porcines empêche donc d’effectuer les investissements nécessaires.
Source : laterre.ca